|Technique tissage | la technique du calmar

En retravaillant le site, je suis tombée par hasard sur cet article que j’avais oublié d’éditer. C’est l’occasion avant de changer d’année, il date d’août 2015 et faisait part d’une technique facile à mettre en place pour donner du relief à son tissage.
Back to the futur…

 

J’aime beaucoup essayer de nouvelles choses, je teste, je rate, ou le résultat ne donne pas quelque chose que j’apprécie. Ce n’est pas grave, je partage aussi sur instagram des essais, des tissages que je ne finis pas car ils ne m’inspirent plus en cours de route, sans le signaler, c’est amusant de voir parfois qu’ils sont quand même aimés. Puis, parfois, le résultat est plus heureux

Il y a une technique que j’aime beaucoup pour sa texture. Une technique simple et efficace pour apporter du relief: la technique du calmar.

Pour la petite histoire, je roule mes franges lorsque je tisse pour ne pas m’emmêler dedans. Souvent, en faisant cela, j’ai eu envie de les laisser telles quelles. Mais je défaisais mon rouleau puisque l’idée de base était autre, toujours en me disant qu’un jour, je laisserai mes rouleaux de calmar sans y toucher.

Calmar ?! Mais si voyons ! Vous ne trouvez pas que ça ressemble un peu à des calmars, un encornet ou autre seiche ? Voilà pourquoi je l’appelle ainsi, même si on m’a fait remarquer que ça ressemblait à des cornes de licorne. Moins glamour, certes. 🙂

La recette:
– Faire des franges longues* sur son tissage.
– Rouler le “paquet” de franges. **
– Tenir la “queue” par un élastique, une ficelle ou entourer avec un brin de laine.
– Le laisser libre ou le coudre au tissage pour qu’il ne bouge pas.

* Pour réussir un joli calmar il faut prévoir des franges très longues, quitte à les couper ensuite, pour qu’elles se prennent bien dans le tourbillon et ne s’en échappent pas.

** Vous pouvez rouler, soit vers l’intérieur, soit vers l’extérieur. Essayez ! Vous verrez que l’effet et la texture du calmar change légèrement.

> Je vous conseille de rouler en serrant bien car une fois noué, le calmar se relâche un peu.
> Idée: en mêlant plusieurs couleurs dans vos franges, cela donne un effet un peu arc-en-ciel.
> Vous pouvez faire partir le calmar n’importe où sur le tissage et lui donner le sens que vous voulez. Tout est question des dispositions de vos franges.

Sur un tissage monochrome cela donne tout de suite du relief.

weaving/ DeerJane

Minimaliste et efficace.

weaving by Deerjane

> Vous pouvez “tresser” la queue, cela donne en quelques coups un autre effet de texture.

Si vous me suivez ici, vous les aviez déjà aperçus il y a quelques mois.

Cette technique existe sûrement déjà mais j’ai eu la satisfaction de la découvrir seule avec mes franges. Si quelqu’un connait le vrai nom de cette technique je serai ravie de l’apprendre.

DeerJane X Peace and Wool

Cet été, Peace and Wool a proposé à plusieurs personnes un concours fermé autour du tissage. Nous avions carte blanche, la seule contrainte, utiliser une grosse laine roudoudou: la Superlaine.

superlaine2

L’occasion de sortir de ma zone de confort et d’aller chercher un peu de couleurs et revenir sur un aspect un peu plus graphique que ce que je fais d’habitude. Un tissage un peu plus pop, qui navigue dans les bleus, une Superlaine qui sert de guide, cheminant tout le long du tissage…
Il vous plait ?

Pour ce qui est de la laine, je la connaissais déjà et l’utilisais pour divers projets: bonnet, gros plaid, tissage…
Elle est très agréable à manier. En travaillant le brin, elle peut être séparée et donner un côté plus cotonneux. On peut en voir sur le tissage-souvenir ou sur certains tissages Zens.

Je me suis amusée avec une petite séance photo !!

weaving by DeerJane X Peace and Wool

tissage by DeerJane X Peace and wool

tissage by DeerJane

superlaine

DeerJane X Peace and wool

tissage by DeerJane

weaving by DeerJaneXPeaceandWool

The Brain Collection

C’est avec joie que je vous présente aujourd’hui la Brain Collection.

Jusqu’à présent, je m’étais restreinte aux petits tissages tout en rêvant d’en faire de plus grands. C’est chose faite avec cette série. Plus larges, plus grands, plus personnels encore, je me retrouve pleinement dans ces tableaux de laine. Longtemps, il m’a fallu chercher, tester, tenter mais une partie de moi s’accrochait parfois, comme pour me rassurer, dans des techniques plus classiques. Aucune idée du déclic, mais cette fois-ci je me suis sentie à l’aise pour oser les idées qui me trottaient en tête depuis très longtemps ( et il y en a encore d’autres à réaliser, dés que j’ai le temps) et surtout oser les montrer.

Brainstormy Weaving by DeerJane

Cloudy Weaving by DeerJane

thunder Weaving by DeerJane

Ponytail Weaving by DeerJane

Plus de texture, moins classique, j’aime leur étrangeté et leur volume. Leurs tons neutres se mêlent à merveille avec n’importe quel intérieur, pour une ambiance cocon moelleux chacun amène une touche unique et personnelle. Le doré, toujours présent, se fait parfois aussi discret qu’un simple fil qui passe, presque invisible, autour d’un “cerveau” de laine. Les longs fils de coton tombent comme une pluie fine et se regroupent entre eux au fur et à mesure de leur chute. Un peu nuage, un peu cerveau, un peu méduse. Ces tissages portent en eux quelque chose d’organique.

Leur apparence de “cerveau” me parle et concerne, sans en dire plus, un sujet qui me touche particulièrement. Les mystères de l’être humain…

J’ai beaucoup de mal à faire des photos qui me conviennent depuis que nous avons déménagé, il y a assez peu de lumière chez nous. Je cherche encore…

Quelques plans rapprochés pour apprécier les détails de chacun.

Cloudy Weaving by DeerJane

Ponytai Weaving by DeerJane

thunder Weaving by DeerJane

Brainstormy Weaving by DeerJane

J’espère que ça vous plait !

Toute la collection est à adopter sur ma boutique Etsy ShopDeerJane.

Tissage – Deux méthodes pour monter sa chaîne sur le métier

Avant de parler des points de base ou de points plus originaux, je voulais présenter deux manières de monter son fil de chaîne sur le métier à tisser.

C’est assez simple en fait, dans les deux cas, il suffit de laisser couler le fil d’encoche en encoche.*

*Je parle d’encoche dans le cas du métier présenté ici, mais il peut s’agir de clous ou autre.

Dans mon panier:
– Un métier à tisser
– Du fil de coton
– Une paire de ciseaux

 loom/ DeerJane

Il existe divers métiers à tisser, de formes et d’utilisations différentes. La plupart des miens viennent de Butinette. J’en ai acheté un, une fois, et les autres m’ont été offerts à diverses occasions. Du coup, j’en ai de différentes tailles. C’est très pratique d’en avoir plusieurs pour ne pas bloquer une idée quand un métier est pris. Ici, vous pouvez voir un autre métier que j’aime beaucoup. De part sa forme, il est très pratique pour se glisser dans un sac de voyage, il vient de Board and Bread, c’est vraiment un bel outil. Mon coup de coeur de poche !

>>> Il est aussi tout à fait possible de s’en fabriquer un avec un cadre, des tasseaux… J’avais dit en mai dernier que je m’en fabriquerai un très grand mais ce n’est toujours pas fait.

Celui des photos est le tout petit de Butinette, il est parfait pour commencer à sa faire la main.

Voici mes deux méthodes pour monter ma chaîne sur le métier à tisser.

La première est la plus simple, elle permet de préparer le métier rapidement et simplement. Elle donne une chaîne assez espacée selon la taille de séparation des encoches.
Je l’utilise avec des matières épaisses comme les très grosses laines ou le trapilho.

weaving class/ DeerJane


1. Nouer le fil à la base.
2. Emmener le fil sur le haut du métier pour le passer dans l’encoche qui se situe en face.

weavingclass/ DeerJane

3. & 4. Tourner autour de l’encoche pour redescendre vers le bas du métier et passer le fil dans l’encoche suivante.

monter la chaîne/ DeerJane

5. Continuer ainsi de suite jusqu’à obtenir la largeur voulue.
6. Couper et Nouer le fil à la fin, en bas du tissage.*

* C’est toujours mieux si les deux nœuds se situent du même côté du métier. J’aime les mettre en bas pour garder les “boucles” en haut et passer ensuite un bout de bois pour tenir le tissage sans avoir à refaire de noeud.

Voilà pour la base. Maintenant voici une deuxième manière de monter sa chaîne sur le métier.

Cette seconde méthode est celle que je préfère, elle n’est pas vraiment plus compliquée et permet d’avoir une chaîne plus serrée et donc un tissage par la suite plus fin. Il suffit de doubler le fil sur chaque encoche. Cette méthode permet de faire des motifs et des détails plus délicats. Pour faire de jolis cercles ou des diagonales précises (ou autres motifs…) c’est toujours mieux d’avoir une chaîne serrée, le rendu sera plus précis.

Le procédé d’installation est le même que la première méthode mais il faut repasser dans chaque encoche (plutôt que d’aller dans celle en face) pour doubler le fil. En photo, c’est plus limpide.
>>>Je laisse la première méthode sur le métier pour voir la différence d’espacement.

deuxième méthode/ DeerJane

1. Nouer le fil à la base et emmener le fil sur le haut du métier pour le passer dans l’encoche qui se situe en face.
2. Repasser le fil dans la première encoche (celle où il y a déjà le fil).

chaîne/ DeerJane

3. Continuer ainsi de suite jusqu’à obtenir la largeur voulue.
4. Couper et Nouer le fil à la fin.

Voici, de plus près ce que donne les deux manières de monter sa chaîne. On voit bien que la première est plus espacée.

Weaving by DeerJane

A vous de choisir votre méthode et d’utiliser ces deux manières de monter votre chaîne selon vos besoins et ce que vous comptez tisser.

Weaving/ DeerJane

Il s’agit de deux méthodes de base. Certains métiers, proposent de passer le fil de chaîne dans un peigne envergueur ce qui permet par la suite de monter plusieurs fils en même temps pour passer ensuite la navette. Ce n’est pas tellement plus compliqué avec un peigne envergueur, il faut juste se faire la main.

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