Celui qui voit

L’œil qui voit, qui te regarde et qui observe. Celui qui lit, pense et réfléchit. L’œil plein de joie ou vide d’ennui. L’œil qui pleure, lasse, fatigué, celui qui vieillit. Déprimé. L’œil qui rit, brille, rempli d’envies. De vie. L’œil qui aime et qui materne. L’oeil qui donne. L’œil qui s’amuse, qui imagine et crée. L’œil qui explore, voyage et apprend. Celui qui sait, juge. Celui qui se ferme et oubli. L’œil apaisé. Je suis l’œil. 👁

Je crois qu’il est tout cela à la fois. 

eye weaving by DeerJane

C’est une idée qui a pu naître au fur et à mesure de mes expériences de découpe laser. Cela me laisse une grande marge de folie pour créer des cadres à tisser originaux.

Pour faire plaisir à ma fille, j’avais déjà exploré l’éclair que vous pouvez revoir ici .


Cette fois, j’ai eu envie d’aborder l’objet comme un talisman. Un gri-gri qui nous suit.
L’oeil est vecteur de beaucoup de thèmes dans la culture générale et chacun peut y voir ce qu’il a envie. Il peut même avoir ce petit côté effrayant, de celui qui surveille ou espionne, et nous mettre mal à l’aise.

L’oeil et l’âme, l’oeil miroir. L’oeil au travers duquel on se voit.

Avec cet oeil sur les murs de sa maison, c’est le “chez soi” qui prend vie. Devenue entitée organique, elle observe nos passages, nos instants de vies et imprime les souvenirs dans ses fondations.
La maison nous accompagne comme un refuge, un lieu de quiétude, elle nous suit, elle nous voit.

texture tissage oeil | DeerJane

J’aime beaucoup le rendu des cils et de la densité de la fibre de coton qui se défait petit à petit. Il y a quelque chose de doux et organique à la regarder évoluer au fil du temps.

oeil tissé par DeerJane

Il me captive. 👁
Je lui trouve un côté hypnotique. .
Le résultat me plaît vraiment. 
La folie de ses cils, l’étrangeté de son iris qui donne vraiment ce petit sentiment transperçant de nous regarder, de nous observer… de nous voir.

détail tissage oeil/ DeerJane

iris et pupille - tissage | DeerJane

Se fabriquer une aiguille pour tisser

Vous est-il déjà arrivé de chercher une aiguille dans une botte de foin ? Et de ne jamais mettre la main dessus ?

C’est un peu ce qui m’est arrivé dernièrement alors que j’avais besoin de broder sur un tissage pour faire des finitions.

C’est totalement une astuce “Mc Gyver” qui aide bien en dernier recours.

  • un cure-dent
  • du masking tape

Faut-il réellement décrire les étapes de cette astuce ?

Allez, un petit bout de masking tape pour tenir la fibre sur le cure-dent et voilà…

Il ne reste plus qu’à passer son brin au travers du tissage.

DIY aiguille

Comme quoi, parfois, les choses les plus simples sont bien utiles.

Histoire d’un livre sur le tissage

J’avais trois rêves:
– écrire un livre
– concrétiser un beau projet autour du tissage
– voyager dans l’espace et le temps pour trouver la fin de l’univers.

Je viens d’en réaliser deux d’un coup.

Tout commence par un simple mail, l’été dernier, au moment d’une sieste en Espagne. Il faisait chaud et ce n’était surtout pas le moment de s’agiter. Un mail, un simple mail qui m’a fait fermer l’ordi aussi sec comme pour l’empêcher de s’effacer. Mais il est resté là. J’ai pu le lire, le relire… Une proposition. Premier instant de joie. Première excitation.

Puis un coup de fil. Une discussion. On élabore, on imagine. J’ai carte blanche. Second instant de joie. Seconde excitation. Là-dessus, je ne remercierai jamais assez toute l’équipe Larousse qui s’est occupée de ce livre et qui m’a entièrement fait confiance.

Le reste est un mélange de plaisir, de travail, de passion, de doutes, de pelotes de laine partout dans la maison, des photos à ne plus savoir laquelle choisir, de joie, de sauts d’humeur entre motivation, assurance, crainte et peur. Et puis il y a l’entourage. La famille, les amis, ma mère qui elle aussi tissait. Le soutien et les encouragements. Avoir des étoiles plein les yeux. Se lever le matin avec sa passion en carotte. Prendre plaisir, énormément de plaisir à chercher, inventer et réaliser des tissages tous plus différents les uns que les autres pour donner envie et surtout s’initier au tissage.

15 projets mettant chacun l’accent sur différentes techniques. Des projets pour s’approprier les techniques de bases, des projets pour s’inspirer et sortir du tissage rectangulaire. Des tas d’astuces pour se rattraper ou aller plus loin. J’espère amener les débutants à s’y retrouver et les tisseuses plus averties à s’inspirer.

Il est beau avec un rendu minimaliste comme j’aime. Je suis très fière de ce livre, fière d’être allée jusqu’au bout.

Weaving book DeerJane

Les tissages de DeerJane aux éditions Larousse – Dessain & Tolra

Sortie de le 31 mai

J’avais trois rêves – écrire un livre, concrétiser un beau projet autour du tissage, voyager dans l’espace et le temps pour trouver la fin de l’univers – et je viens d’en réaliser deux d’un coup.

Maintenant je vais m’atteler à réaliser le troisième…  🚀 ✨ ⭐ ☄

Livre tissage/ Weaving book DeerJane

À la revoyure ! Geronimo !

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

|Technique Tissage | Tisser sans métier

Au-delà de la simple décoration, le tissage peut aussi être pratiqué sous forme d’installation se rapprochant d’une forme d’art contemporain. Il y a des tisseuses très inspirantes. Je vous invite à voir le travail de Meghan Shimek qui ne se contente pas de tisser en grand, mais fabrique d’énormes tissages qui donnent envie de s’insérer dedans. Même si cette technique est différente c’est elle qui m’a inspirée ce pas à pas de tissage effectué sans métier à tisser.

Tisser sans métier peut s’avérer parfois pratique.
Il s’agit d’une méthode très simple, nécessitant le minimum de matériel qui conviendra à tout débutant.

matériel tisser sans métier

Dans mon panier:
– une baguette de bois
– de la laine mèche *
– des ciseaux

* Il est possible de le réaliser avec de la laine plus fine mais dans ce cas, autant le faire avec un métier à tisser. Cette technique fonctionne surtout avec de gros fils.

La recette:

1- Couper les brins de laine de la même longueur. Pour ma part, j’ai utilisé 16 brins couleur ivoire et 2 brins gris.

DeerJane

2- Nouer chaque brin côte à côte sur le support en bois. Il faut faire une boucle, passer les extrémités du brin à l’intérieur et resserrer le noeud avec les doigts. Votre chaîne est ainsi montée.

monter la chaîne by DeerJane

3- Voici le moment du tissage. Nous allons utiliser le point de base, le point le plus simple du tissage. Pour cela, il suffit de lever un brin sur deux – par exemple tous les brins pairs – puis de passer le fil de trame sur la largeur du tissage. Un petit rappel du vocabulaire ici.

Tisser sans métier by DeerJane

4- Rabaisser les brins levés sur le fil de trame, puis relever un brin sur deux en contrariant le travail précédent. Si vous avez levé les brins pairs, il faudra lever les brins impairs. De nouveau, passer le fil de trame sur la largeur du tissage et rabaisser les brins levés.

no loom weaving/ DeerJane

5- Continuer ainsi jusqu’à obtenir la longueur souhaitée.

Tisser sans métier/ DeerJane

6- Une fois le tissage fini, rajouter des franges pour obtenir un effet plus dense sur la partie basse. Il faut nouer le brin qui servira de frange autour de deux brins de fil de chaîne. Comme précédemment, il faut faire une boucle et glisser à l’intérieur les deux extrémités du brin de frange. Pour que le tissage ne bouge pas, nouer ensuite les deux brins de trame ensemble pour bloquer le noeud.

Nouer les franges/ DeerJane

7- Retourner le tissage, à l’aide de vos doigts rentrer les fils dans l’ouvrage de manière horizontale.

rentrer les fils/ DeerJane

Votre premier tissage sans métier est prêt.

weaving by DeerJane

Plutôt facile à réaliser pour un très beau rendu !

1 2 3