Peigne et aiguille de tissage

Je suis assez émue de présenter ces deux nouveaux objets qui me tiennent vraiment à coeur. Des outils pour tisser, des outils pour accompagner nos instants de tissage et nous faciliter la vie. Depuis très longtemps, je projetais de fabriquer des outils et métiers à tisser. Il a fallu dans un premier temps les dessiner, puis tenter de les réaliser.  Pour avancer dans ce projet, je suis en train d’apprendre la découpe laser car les faire faire, ce n’est pas rentable et j’aime participer à toutes les étapes de mes projets.  Du coup, je cherche encore, je tâtonne… Me voilà obligée d’apprendre la patience, c’est long, je rate souvent, parfois l’envie d’abandonner en pensant ne pas y arriver me tapote l’épaule, puis je relève la tête pour continuer. Des montagnes russes émotionnelles pour aller jusqu’au bout de ce projet.

outils de tissage weaving tool

J’ai choisi de faire un peigne ni trop grand, ni trop petit, pour battre et tasser les fils de trame du tissage. Muni d’un petit trou pour passer un lien, il peut se garder autour du cou où s’accrocher à vos côtés pendant que vous tissez. Pourquoi ne pas le porter fièrement comme un bijou ? Un parfait petit compagnon de tissage.

outils pour tisser

peigne de tissage artisanat

weaving comb

Pour l’aiguille, je la voulais suffisamment grande pour faciliter le passage au travers des fils de chaîne. Le chas permet de passer des grosses laines ou du trapilho.

aiguille de tissage fait main

weaving needle made in france

aiguille pour tisser artisanat

Bientôt je vous montrerai le métier de voyage, le parfait compagnon pour tisser PAR-TOUT !

J’avais dit que je ne mettais pas en vente les outils pour le moment mais finalement ce sera une belle contribution pour me permettre de continuer dans ce projet de découpe laser.
J’ai mis en boutique quelques peignes et aiguilles pour tisser. Vous pouvez les trouver en cliquant sur le lien SHOP, ça me permettra de tester cette nouvelle boutique que j’associe au site ou toujours sur la boutique ETSY
Ce sont mes premières pièces, je compte en faire d’autres ensuite mais celles-ci portent avec elles les heures de travail acharné que je passe sur ce projet qui me tient vraiment à cœur.

Vos achats me permettront de continuer à apprendre et vos retours de pouvoir progresser et affiner le projet.

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Boule de bois, plante et suspension

Cette belle tillandsia boule dans les mains, je cherchais une idée simple pour la suspendre devant la baie vitrée pour une séance photo “tissage”.
Quelques boules en bois, de la corde de chanvre, une séance de motricité fine plus tard et voilà une jolie suspension qui n’est pas sans rappeler les décos scandinaves qu’on voit partout, pas toujours ma tasse de thé – pour le côté épuré, je suis plus une “petite madame bazar ordonné” – mais certains éléments font toujours effet: les boules de bois enfilées sur une corde fonctionnent toujours en déco. J’aime beaucoup l’alliance du bois, des plantes et des matières naturelles.

matériel suspension tillandsia/ DeerJane

Les images parlent d’elles-mêmes, le texte parait presque superflu.

La recette:
1- Enfiler les boule de bois aléatoirement sur la corde en chanvre.
2- Nouer les extrémités et accrocher votre suspension directement à la plante.

Astuce: Vous pouvez accrocher un fil de fer à une extrémité pour mieux attraper la plante et la retirer aisément pour son bain hebdomadaire.

Astuce: Pour que la seconde extrémité ne se défasse pas, enroulez la corde dans la première boule pour la fixer.

Astuce: Faites une boucle sur la seconde extrémité et glissez le bout de corde restant dans les deux premières boules. Il sera alors invisible et vous pourrez accrocher votre suspension facilement

Contre un mur ou devant une fenêtre, le bois et la plante se mêlent parfaitement pour donner une jolie suspension.

Porte-Photo en bois

Vieil objet, objet de collection, bel objet, objet vintage… Il y a des objets, comme ça, qui fonctionnent avec l’affectif, un brin de nostalgie, une envie de faire autrement, de se démarquer, un retour aux sources, une envie de ne pas tout perdre. Il y a les objets du moment et ceux qu’on garde. Parmi toutes ces choses, voici celles que j’aime avoir: des vinyles, des cassettes, une télé avec tube cathodique, des vieilles consoles de jeux… Mais aujourd’hui, c’est de polaroid dont on va parler.

J’adorais me balader dans Paris, partir à la chasse et revenir avec plusieurs clichés. J’aimais le procédé du Fade to Black, devoir arrêter l’émulsion, en ouvrant le film manuellement, pour la faire sécher, d’ailleurs c’est ce que je préférais faire.
A l’imparfait… depuis que je suis à Nantes, j’en fais beaucoup moins. Moins de temps, moins de moyen pour acquérir de nouveaux films. J’ai quand même réussi à immortaliser ma grossesse et la première année de Jeanne avec quelques clichés.

C’est formidable de voir l’image apparaître petit à petit. Un mélange d’instantané et de lenteur pour avoir la photo en main. L’impatience de voir les couleurs et les contours se former, la joie ou le mécontentement du résultat final, son côté aléatoire. Que de films gâchés !! Arf.

On vit une époque où l’on vit vite, on met en scène, on partage des bouts de vie choisis sur les réseaux sociaux, on se crée, on s’invente, on se réinvente. Ok, j’adhère en partie, je m’en sers pour DeerJane avec instagram et facebook.
Certains diront qu’on ne pouvait pas faire tout ça avant en photographie: donner un effet vintage, mettre des filtres, améliorer sa photo… et regretteront son côté plus sincère, moins retouché. J’ai envie de dire que c’est se tromper en partie. Il a toujours été question de réglage, de cadrage, d’agrandissement, de masque et de filtre. Question partage, certes, il y avait la notion de souvenirs, mais aussi celle de montrer aux autres, confectionner des albums photos, faire une soirée diapo. C’était faire autrement, moins virtuel, avec une notion d’intimité plus restreinte, plus concrète, mais c’était faire quand même.

Alors qu’est ce qui change ? L’objet. La passion de l’objet.

Les polas il y en a partout chez nous, sous cadre, accrochés au mur avec du masking tape… et maintenant avec ce petit présentoir en bois – que nous nommerons judicieusement: le porte-pola.
Elémentaire, mon cher Watson !

Dans mon panier:
– Une planche de bois de 3 cm d’épaisseur
– Une scie
– De papier de verre
– Un crayon papier

bois-scie

La recette:
– Avec l’aide d’une règle ou de votre scie (la mienne permet de faire des angles avec les bordures du manche) tracer au crayon la forme souhaitée.
– Scier en suivant votre trait.
– Une fois le triangle en main, tracer un trait pour l’emplacement de la futur encoche.
– Sciez, dans l’épaisseur, l’encoche qui servira à mettre les polas. Attention à vous arrêter à temps !
– Poncer, avec le papier de verre, votre triangle pour le rendre totalement lisse.
– Poncer l’intérieur de l’encoche pour ne pas abîmer vos polas.

Voici un step by step en image:

stepbystep porte pola DIY/ DeerJane

> Comme il s’agit de triangles, vous n’avez qu’à vous servir des angles de la planche et ne scier qu’un seul côté.
> Pensez à scier l’encoche en biais, c’est ce qui fera que votre pola tiendra parfaitement dans son présentoir.
> Si vous le souhaitez, vous pouvez adoucir les angles de votre triangle. Pour ma part, je préfère, je trouve cela moins… pointu.
> Si vous dérapez en sciant, avec le ponçage la marque s’atténuera.

portepola5/ DeerJane

portepola8/DeerJane

portepola3/ DeerJane

portepola7/ DeerJane

portepolabis/ DeerJane

J’aime beaucoup les matériaux bruts. J’hésite toujours à retoucher les vieux meubles et repeindre par dessus. Certes, ça rend très bien quand je le vois chez les autres, mais j’aime l’essence même des objets quand je les chine ou les récupère. Le vécu d’un meuble, la peinture qui s’effrite, le tissu qui s’amincit… Ce sont tous ces petits détails qui donnent une ambiance particulière à un intérieur.
J’avais déjà en tête de cuivrer le bout des triangles mais je trouve que les porte-pola se suffisent à eux-mêmes en restant “nature”. C’est beau le bois.

Mais bon, j’ai quand même tenté sur l’un, histoire de voir le rendu de mon idée de base et vous le montrer.
portepolacuivre/ DeerJane

La recette cuivrée:
– Une fois son porte-pola réalisé, délimiter la partie à cuivrer avec du masking tape.
– Protéger le reste du porte-pola avec un plastique scotché.
– Bomber la partie visible et non protégée.
– Retirer le masking tape rapidement.
– Laisser sécher.

DIY portepolacuivre/ DeerJane

> A vous de voir, lequel vous préférez. Vous pouvez aussi le décorer de motif, ou d’une autre couleur.

portepola4/ DeerJane

Vous ne faites pas de pola ? Pas de souci, ce petit triangle peut aussi servir comme joli présentoir pour vos cartes préférées. Ca marche aussi !

DIY porte-pola en bois/ DeerJane

J’en profite pour vous présenter le travail de deux jeunes nantaises qui font de la papeterie. Pour me faire connaitre leur travail, elles m’ont envoyée à la rentrée, un joli coli contenant une affiche, deux cartes et un joli petit carnet sur des thèmes que j’affectionne et que vous avez pu retrouver dans certains de mes différents objets faits-mains: triangles, bois de cerfs, flamant rose
Merci beaucoup les filles, pour cette attention, merci de votre confiance et surtout de votre patience.

Voici deux de leurs cartes postales que vous pouvez retrouver dans leur boutique en ligne.